New Book: Simon Dalby’s Anthropocene Geopolitics

A great looking new title from Simon Dalby from the University of Ottawa Press.

Anthropocene Geopolitics: Globalization, Security, Sustainability

9780776628899_2We now find ourselves in a new geological age: the Anthropocene. The climate is changing and species are disappearing at a rate not seen since Earth’s major extinctions. The rapid, large-scale changes caused by fossil-fuel powered globalization increasingly threaten societies in new, unforeseen ways. But most security policies continue to be built on notions that look back- ward to a time when geopolitical threats derived mainly from the rivalries of states with fixed boundaries. Instead, Anthropocene Geopolitics shows that security policy must look forward to quickly shape a sustainable world no longer dependent on fossil fuels.

A future of long-term peace and geopolitical security depends on keeping the earth in conditions roughly similar to those we have known throughout history. Minimizing disruptions that would further put civilization at risk of extinction urgently requires policies that reflect new Anthropocene “planetary boundaries.”

This book is published in English.

Depuis la fin de la dernière période glaciaire, l’humanité a transformé sa niche écologique, modifié sa position dans l’écosystème, provoqué des changements climatiques radicaux et affecté la diversité des espèces aux quatre coins du monde, ce qui a entraîné l’apparition d’une nouvelle époque géologique, l’Anthropocène.

À l’échelle planétaire, les activités humaines exercent un impact direct sur les frontières qu’elles transforment durablement alors que ces mêmes frontières ont constitué le cadre naturel dans lequel l’humanité a pu prospérer durant les dix derniers millénaires. Les changements rapides qui affectent notre système terrestre remettent directement en cause les anciennes hypothèses qui considéraient des frontières stables comme le principal fondement de la souveraineté. Aujourd’hui, ces postulats périmés doivent impérativement être réévalués. Paradoxalement, la phase de mondialisation actuelle nécessite une redéfinition de la notion même de frontières stables. En effet, l’élargissement des droits de propriété et des champs de compétence pourrait en fait prévenir la mise en œuvre de mesures d’adaptation efficaces visant à répondre aux enjeux du changement climatique. Garantir la survie d’une économie fondée sur la consommation de combustibles fossiles demeure à ce jour une priorité politique comme le fait de devoir faire face aux catastrophes naturelles à l’échelle mondiale – ce qui rend les objectifs de durabilité d’autant plus difficiles à atteindre dans un environnement en pleine mutation où les rivalités politiques exacerbées façonnent la politique globale contemporaine.

L’entrée de la Terre dans une nouvelle époque géologique, l’Anthropocène (l’ère de l’homme), représente un formidable défi éthique, qu’il convient de relever en établissant une véritable politique de durabilité, et ce, au moment où l’humanité s’engage dans la dernière phase du processus de mondialisation. Dans un tel contexte, pour être réellement efficaces, les connaissances et les perspectives résultant des analyses académiques et des initiatives pratiques de toute nature devront être intégrées dans une vision globale.